Biographie

Je suis la 8ème enfant d'un père artiste et néanmoins officier de marine + d'une mère débordante d'énergie qui s'est mariée à 18 ans avec un projet précis : avoir 8 enfants (coup de chance pour moi).

C'est ma soeur Sylvie qui m'a mis le pied à l'encrier. Nous avons vingt ans d'écart. Quand j'avais 16 ans, elle était avocate et se rêvait comédienne. Nous avons concocté ensemble ses premiers sketchs. Nous n'avions pas l'impression de travailler. Juste de rire, rire, rire...

J’ai travaillé plus de vingt ans comme créative dans la publicité. Tout en continuant, souvent avec la complicité de mon frère Thierry, à écrire pour rire. Les sketchs se sont succédés. Pour Sylvie mais aussi d'autres comédiens, alternant avec deux pièces de théâtre, des scenari pour le cinéma, des dialogues pour la télévision...

En 1980, j'ai commencé une nouvelle carrière : maman. Je me suis alors intéressée aux livres pour enfants. L’envie m’a saisie d’essayer d’entrer dans cet univers où les mots se mêlent aux images, où tous les possibles sont... possibles 

Mon 1er livre jeunesse est sorti en 1984. J'en ai publié plus de 300 depuis. Quand un personnage ou un sujet me vient, je sens à quel âge il pourrait s’adresser. Ecrire pour la jeunesse, c’est peut-être avoir 5 ans, 10 ans, 15 ans dans sa tête...

Photo de Famille

J’ai besoin de m'amuser en écrivant. Même si ecrire n’est pas que s’amuser (euphémisme). Chaque fois que je commence un projet, j’ai l’impression que je ne serai pas à la hauteur. Mon ingrédient de base sont les feuilles de brouillon. J’ai idée que si je m’ennuie, les lecteurs s'ennuieront aussi. Or j’ai envie qu'ils aillent au bout des histoires que je raconte. L'idée qu'ils abandonnent avant la fin me terrifie. 

Je jouis d’une vraie liberté dans ce métier. Je peux écrire ce qui me plaît quand ça me plaît.Trois de mes séries de livres sont adaptées en dessin animé et tous les prix littéraires qui m'ont été décernés l'ont été par des jury d'enfants. J’en suis fière.

Même si la vie, au fil des ans, s'est chargée de me faire pleurer, je continue à penser, et d’autant plus, que le rire est précieux, une valeur suprême, un cadeau.

Fanny Joly